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RBQ : 5723-4940-01 Lanaudière · Laurentides · Rive-Nord · Laval · Montréal

Baril de récupération d’eau de pluie : ce qu’il faut prévoir

Gouttières et Revêtements Synergy 7 min de lecture

Un baril de récupération d’eau de pluie est facile à installer et facile à mal installer. Ce qui décide de tout, ce n’est pas le baril : c’est le trop-plein. Le baril se remplit vite pendant une grosse averse, et une fois plein, toute l’eau du toit continue d’arriver. Si ce surplus s’étale au pied du mur, vous créez un problème d’infiltration exactement là où la gouttière servait à l’éviter. Voici ce qu’il faut prévoir : raccordement, trop-plein, vidage avant le gel, moustiquaire, et retour à une descente fonctionnelle le reste de l’année.

Raccorder le baril à la descente

Deux façons de faire, qui ne se valent pas.

Le dériveur. On perce la descente et on installe un dériveur qui envoie une partie de l’eau vers le baril. Une fois le baril plein, l’eau reprend son chemin normal. C’est l’approche la plus sûre : la descente reste complète en tout temps.

La coupe franche. On coupe la descente au-dessus du baril et on dirige toute l’eau dans le couvercle. Le trop-plein assume alors seul la totalité du surplus. C’est là que les problèmes commencent.

Dans les deux cas, l’assise compte autant que le raccord. Un baril plein est lourd. Il lui faut une base stable et de niveau, sur un terrain dont la pente s’éloigne du bâtiment. Un support qui s’enfonce d’un côté, et le baril se vide contre la fondation. Si la descente est mal fixée ou mal orientée, corrigez ça d’abord — voir descentes de gouttières.

Le trop-plein : la pièce qui décide de tout

Règle de base : la sortie doit évacuer autant d’eau que l’entrée en amène. Un trop-plein plus petit que l’arrivée fait déborder le baril par le haut, et l’eau tombe le long du mur, contre la fondation.

Ce n’est pas un trou percé dans le haut du baril. Il se raccorde à un tuyau ou à une rallonge qui porte l’eau loin du bâtiment, comme le ferait une descente, avec une pente continue jusqu’à une surface qui draine.

Où l’envoyer : vers le gazon, un jardin, une zone dont la pente s’éloigne de la maison. Pas vers l’entrée de garage, où l’eau va geler. Pas chez le voisin. Pas vers un escalier de sous-sol.

Le trop-plein travaille dans les pires conditions : sol saturé après des jours de pluie, ou encore gelé au printemps. Le terrain n’absorbe plus rien, et un rejet trop rapproché revient droit vers la fondation.

Les distances de rejet : ce que dit votre municipalité

Le point de rejet est encadré comme celui d’une descente débranchée.

Municipalité Règlement Exigence de rejet
Laval L-11870 Rejet à au moins 1 m du bâtiment
Montréal 20-030 Rejet à au moins 1,5 m du bâtiment, amende prévue
Repentigny 439 Encadre le rejet des eaux de gouttières

Pour toute autre ville, validez les exigences auprès de la municipalité avant d’installer : les distances ne sont pas les mêmes partout. Le sujet est détaillé dans notre page sur le débranchement des gouttières et les règlements.

Le lien avec le débranchement d’égout

Beaucoup de propriétaires posent un baril parce que leur ville exige de débrancher les gouttières de l’égout. L’idée se tient, mais attention : un baril ne débranche rien. Il stocke, puis il déborde. Ce qui est évalué, c’est où l’eau aboutit au sol. Si le trop-plein se vide au pied du mur, l’exigence n’est pas réglée et vous avez ajouté un problème d’eau. Le baril complète un débranchement fait correctement; il ne le remplace pas.

Le baril ne remplace pas la descente le reste de l’année

Un baril est un accessoire de saison : du dégel jusqu’aux premiers gels. Le reste du temps, c’est la descente qui fait le travail — pluies d’automne, fonte, redoux, pluie sur neige.

C’est la partie le plus souvent négligée. On coupe la descente au printemps. En novembre, le baril est rangé, mais le tronçon n’a jamais été remis. Reste un tuyau tronqué qui crache l’eau contre le revêtement extérieur, au pire moment de l’année. Le mur se tache, le sol se creuse, la fondation encaisse.

Si vous coupez, gardez le tronçon et le coude, et remettez-les avant l’hiver. Si vous n’êtes pas certain de le faire, prenez le dériveur : rien à réinstaller en octobre.

Vider avant le gel

L’eau prend de l’expansion en gelant. Un baril laissé plein fend. Le robinet fend aussi, et le dériveur percé dans la descente peut se fissurer.

Avant les premiers gels : videz complètement, débranchez, fermez ou retirez le dériveur pour que la descente retrouve son plein débit, replacez le tronçon et sa rallonge au sol. Rangez le baril à l’envers ou à l’abri. Laissé ouvert, il se remplit de pluie et de neige : bloc de glace au printemps.

La rallonge au sol est le détail qu’on oublie. Une descente qui se termine à la fondation en janvier, c’est de la glace au pied du mur et de l’eau au sous-sol au redoux.

Moustiquaire, couvercle et débris

De l’eau stagnante à l’air libre, c’est un site de ponte pour les maringouins. Un moustiquaire fin s’impose à l’entrée du baril et sur chaque ouverture, trop-plein compris. Une toile trouée ou mal serrée ne sert à rien.

Le moustiquaire filtre aussi ce qui descend du toit : feuilles, aiguilles, graines, granules de bardeau. Tout ça s’accumule au fond et devient une boue qui bloque le robinet.

Attention au revers : un moustiquaire colmaté fait déborder le baril par-dessus le couvercle, et l’eau retombe contre le mur. Vérifiez-le pendant la saison, surtout à la chute des feuilles.

Le vrai gain se fait en amont. Une gouttière propre envoie moins de débris au baril — voir nettoyage de gouttières. Sur un terrain boisé, un pare-feuilles réduit ce qui entre dans le circuit.

Gardez le couvercle fixé solidement : un baril ouvert est un danger pour les enfants et les animaux.

Quand un baril ne règle rien

Des cas où il ne faut pas dépenser là-dessus.

La gouttière déborde déjà

Joint qui coule, pente inversée, section décrochée, descente obstruée : un baril n’y change rien. On corrige la gouttière avant.

Réparation de gouttières

Le terrain penche vers la maison

Aucun baril ne corrige une pente de terrain. Le surplus revient au même endroit. Le nivellement passe en premier.

Nulle part où envoyer le surplus

Terrain étroit, cour pavée, voisin collé : si le surplus ne peut pas partir loin du bâtiment, le baril devient un risque.

Un mot sur l’usage : cette eau lave un toit avant d’entrer dans le baril. Bonne pour le jardin, pas potable, et pas pour une piscine.

Notre part du travail

Le baril s’achète en quincaillerie. Notre travail, c’est ce qui vient avant et après : une gouttière qui ne déborde pas, une descente solide et bien orientée, un point de rejet conforme aux exigences de votre ville, et le retour à la configuration d’hiver. C’est ça qui protège la fondation, pas le baril.

Gouttières et Revêtements Synergy, 580 Chem. de Lavaltrie, local 103, Lavaltrie QC J5T 0H1. Licence RBQ 5723-4940-01, installateur ÉLITE Alu-Rex, recommandé CAA-Québec, certifié APCHQ. Nous desservons Lanaudière, les Laurentides, la Rive-Nord, Laval et Montréal.

Décrivez-nous votre configuration de descentes et l’endroit où l’eau doit aboutir. On vous dira ce qui tient la route et ce qui ne vaut pas la dépense.

Demander une soumission 450-559-5648

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