Pente et ancrage
Le canal doit descendre vers la sortie et tenir au fascia. Sans ça, l’eau reste dans la gouttière, protégée ou non.
Un protège-gouttière a une fonction précise : empêcher les débris d’entrer dans le canal pour que l’eau s’y rende jusqu’à la descente. C’est tout, et c’est déjà utile sous les arbres. Ce n’est pas un système antigel, et ce n’est pas la fin de l’entretien. Gouttières et Revêtements Synergy est installateur ÉLITE Alu-Rex, un fabricant québécois, et pose ces protections dans Lanaudière, les Laurentides, la Rive-Nord, à Laval et à Montréal.
Disons-le tout de suite, parce que le marché l’évite souvent. Un protège-gouttière ne prévient pas un barrage de glace.
Un barrage de glace se forme quand la chaleur de la maison s’échappe dans l’entretoit et réchauffe le support de toiture sous la neige. La neige fond par en dessous, l’eau descend la pente, atteint le débord de toit qui reste froid, et regèle là. La digue grossit, l’eau suivante s’appuie dessus et peut remonter sous les bardeaux.
La cause est en amont de la gouttière : l’isolation du plafond de l’espace chauffé et la ventilation de l’entretoit. Un accessoire fixé au bord du toit ne change ni l’une ni l’autre. La ventilation passe entre autres par les soffites : bouchés par de l’isolant ou écrasés, l’air ne circule plus. Vendre un protège-gouttière comme remède au barrage de glace, c’est vendre la mauvaise pièce.
Les feuilles larges — érable, chêne, peuplier — tombent sur une courte période à l’automne. Mouillées, elles se collent les unes aux autres et forment un tapis. Sur une gouttière ouverte, ce tapis descend dans le canal et bouche la sortie. Sur une gouttière protégée, il reste en surface : il sèche, se soulève au vent, glisse avec la pente du toit. Le risque se déplace vers le dessus de la protection, surtout au bas d’une noue.
Les aiguilles de conifères — pin, épinette, sapin, cèdre — c’est un autre dossier. Elles sont fines, rigides, et elles tombent toute l’année. Elles ne forment pas de tapis qui s’envole : elles se plantent une à une dans les ouvertures et s’y entrecroisent. Une protection qui arrête sans peine une feuille d’érable peut se faire tricoter par des aiguilles. Sous des conifères, le choix du modèle compte davantage qu’ailleurs.
Ajoutez les granules d’un toit vieillissant : elles passent par la plupart des ouvertures et se déposent au fond du canal ou dans le coude de la descente.
Une gouttière propre, avec une pente continue vers la descente, ne garde pas d’eau : ce qui entre ressort. Un canal encombré, lui, retient. Les débris agissent à la fois comme un barrage et comme une éponge : l’eau stagne au lieu de partir.
C’est cette eau-là qui gèle en premier. Elle est immobile, en faible épaisseur, exposée à l’air froid sur toute sa surface, dans un canal d’aluminium qui ne retient aucune chaleur. En gelant, elle prend plus de volume qu’à l’état liquide : elle pousse sur les jonctions, déforme le profil, tire sur les supports et sur le fascia. Une descente pleine d’eau qui gèle se fend ou se décroche.
Garder le canal libre ne supprime donc pas la glace au bord du toit. Ça supprime l’eau retenue dans la gouttière, donc la charge et les dommages qui viennent avec, et ça laisse l’eau de fonte sortir dès que la température le permet. C’est le vrai bénéfice hivernal.
Un protège-gouttière espace les nettoyages. Il ne les élimine pas. Ce qui demande encore un œil :
Une vérification après la chute des feuilles et une autre à la fonte du printemps suffisent à voir venir les problèmes. Nous faisons le nettoyage de gouttières, l’inspection et la réparation quand une section a déjà travaillé sous la glace.
Une protection installée sur une gouttière mal pentée, mal ancrée ou déjà encrassée ne corrige rien : elle cache le problème. On vérifie et on corrige avant de poser le pare-feuilles.
Le canal doit descendre vers la sortie et tenir au fascia. Sans ça, l’eau reste dans la gouttière, protégée ou non.
La descente sort l’eau du canal et l’éloigne du mur. Une sortie mal placée annule le bénéfice d’un canal libre.
On vide et on rince avant la pose. Poser une protection par-dessus des débris, c’est les sceller dans le canal.
Alu-Rex fabrique ses protège-gouttières au Québec. Gouttières et Revêtements Synergy détient le statut d’installateur ÉLITE Alu-Rex, la licence RBQ 5723-4940-01, la certification APCHQ, et est recommandé par CAA-Québec. Adresse : 580 Chem. de Lavaltrie, local 103, Lavaltrie QC J5T 0H1.
Une soumission de protège-gouttières se mesure au pied linéaire de gouttière existante. On regarde d’abord l’état du canal en place, les arbres autour et la configuration du toit. Si le problème à régler est la glace au bord du toit, on parlera d’entretoit avant de parler de protection.