Installation de gouttières
Une installation de gouttières en aluminium sans joint ne commence pas au camion : elle commence sur le toit. Avant de former le premier pied linéaire, il faut savoir où l’eau se rassemble, par où elle devra sortir et si la surface qui recevra les fixations est encore capable de porter une charge. Gouttières et Revêtements Synergy exécute ce travail en Lanaudière, dans les Laurentides, sur la Rive-Nord, à Laval et à Montréal.
Lire les versants et les points de concentration
Une toiture ne déverse pas son eau de façon uniforme. Les vallées, les changements de direction, les lucarnes et les sections de toit qui se rejoignent créent des endroits où l’eau converge. Pendant une pluie forte, ces zones reçoivent beaucoup plus de débit que le reste du bord de toiture. La première étape consiste donc à relever ces points, à mesurer les longueurs de mur et à établir où les sorties doivent se trouver.
Cette lecture commande deux décisions : la largeur du canal et le nombre de descentes. Une section qui recueille l’eau de plusieurs versants a besoin d’un canal capable de la transporter et d’une sortie placée près du point de concentration. C’est ici que le choix entre le 5 pouces et les gouttières de 6 pouces se tranche, avant toute commande de matériel.
Le fascia se vérifie avant qu’on y visse quoi que ce soit
La gouttière ne tient pas au toit. Elle tient au fascia, la planche verticale qui ferme le bout des chevrons. Toutes les vis d’ancrage y sont fixées. C’est donc lui qui reprend le poids du canal, de l’eau qu’il contient, des débris qui s’y accumulent et, l’hiver, de la neige qui glisse du versant.
Un fascia ramolli, fendu, pourri ou déjà criblé d’anciennes fixations ne retient pas une vis. La gouttière posée dessus s’affaisse progressivement, perd sa pente, retient l’eau, puis se détache. Poser un canal neuf sur un fascia abîmé revient à cacher le problème derrière de l’aluminium propre : le bois continue de se dégrader hors de vue, avec l’eau qui suit maintenant le trou de la vis. C’est pour cette raison que l’état du fascia se vérifie pendant que l’ancienne gouttière est déposée, quand le bois est visible et accessible. Ce qui est ramolli se remplace; ce qui est sain se conserve ou se recouvre. Le soffite s’inspecte au même moment, puisqu’un soffite taché indique souvent que l’eau passait déjà au mauvais endroit. Nos travaux de soffites et fascias peuvent donc précéder la pose plutôt que la suivre.
Le formage en continu, à la longueur du mur
L’aluminium arrive en bobine. Il est profilé sur place, au chantier, par une machine qui produit la section à la longueur exacte du mur. Le canal sort d’un seul tenant : aucun joint intermédiaire en cours de course, donc pas de point de fuite là où deux morceaux auraient été aboutés.
Cette continuité vaut pour la section droite seulement. Aux coins, aux sorties de descente et aux changements de direction, des jonctions demeurent inévitables. C’est une contrainte géométrique, pas un défaut d’exécution. Ces raccords sont assemblés et scellés, et ce sont eux qu’il faut examiner en premier lorsqu’une trace verticale apparaît sur le revêtement extérieur.
La pente vers la descente
Un canal parfaitement horizontal garde son eau. La gouttière est donc posée avec une inclinaison continue vers chaque sortie. La ligne demeure droite à l’œil parce que la pente est répartie sur toute la longueur, mais l’eau, elle, a toujours une direction à suivre.
Sans cette pente, l’eau stagne, les sédiments se déposent au point bas et le poids augmente sur les fixations. Une gouttière qui retient encore de l’eau après la pluie signale presque toujours une pente perdue ou une fixation qui a cédé.
Les descentes et l’eau au sol
Une descente se place là où l’eau se concentre, pas là où elle paraît le moins. Son parcours tient compte des portes, des passages, des terrasses et du revêtement extérieur qu’elle longe. Le nombre de sorties découle directement de la lecture des versants faite au départ : ajouter une descente est souvent plus efficace qu’élargir le canal. Les descentes de gouttières forment la portion verticale du même système.
Le travail ne s’arrête pas au bas du mur. Une descente qui déverse contre la fondation déplace le problème : l’eau captée sur toute une portion de toit se retrouve concentrée au pied du bâtiment. Un coude et un prolongement dirigent le rejet plus loin, vers une pente qui s’éloigne de la maison. Quand le terrain redescend vers la fondation, l’éloignement devient une question d’aménagement extérieur, et l’installation seule ne peut pas la régler.
Ce qu’une installation ne règle pas
Une gouttière bien installée capte l’eau de la toiture et l’éloigne. Elle ne prévient pas un barrage de glace, qui dépend des pertes de chaleur, de l’isolation et de la ventilation de l’entretoit. Elle n’empêche pas les feuilles et les aiguilles d’entrer dans le canal : un protège-gouttière limite l’accumulation sans supprimer l’entretien. Elle ne compense pas non plus un drain de fondation défaillant.
Qui exécute les travaux
Gouttières et Revêtements Synergy est établie au 580 Chem. de Lavaltrie, local 103, à Lavaltrie. L’entreprise détient la licence RBQ 5723-4940-01, est installateur ÉLITE Alu-Rex, recommandée par CAA-Québec et certifiée APCHQ. Pour faire évaluer une installation existante avant de décider, consultez l’inspection de gouttières ou la pose de gouttières.