C’est lourd
Une planche de fibrociment pèse beaucoup plus qu’une planche de vinyle de même surface. Cela se voit partout : manutention à deux, échafaudage plutôt qu’échelle, cadence de pose plus lente. Le poids se paie en temps de chantier.
Le fibrociment est un composite : du ciment, du sable et des fibres, pressés et moulés en planches de déclin, en panneaux, en moulures et en pièces de finition. Ce n’est ni du bois ni un plastique, et il ne se comporte comme ni l’un ni l’autre. Il est très stable devant les écarts de température et d’humidité, il ne nourrit aucun insecte et il ne brûle pas comme une planche de bois. En retour, il est lourd, sa coupe génère une poussière qui exige des précautions, et il impose des exigences précises à la structure, à la fixation et au scellement des joints. Gouttières et Revêtements Synergy pose le fibrociment en Lanaudière, dans les Laurentides, sur la Rive-Nord, à Laval et à Montréal. Licence RBQ 5723-4940-01.
Les fibres servent d’armature dans la matrice de ciment : elles donnent au produit sa tenue sans le rendre cassant comme une dalle. Le résultat est dense et rigide. Une planche de fibrociment ne se plie pas à la main, ne gondole pas au soleil et ne se rétracte pas au froid comme le ferait une planche de bois ou un profilé de vinyle.
Le produit se trouve pré-peint en usine ou apprêté à peindre au chantier, en surface lisse ou texturée pour imiter le grain du bois. Le fini d’usine est appliqué sur un matériau qui ne bouge presque pas : c’est cette stabilité du support qui explique la tenue de la peinture.
Dans notre climat, un mur passe du gel humide à la chaleur d’été et recommence chaque année. Les matériaux qui gonflent et se rétractent à ce rythme ouvrent leurs joints et font travailler leurs fixations. Le fibrociment bouge très peu : les jonctions restent à peu près là où elles ont été posées, et le scellant n’est pas étiré puis comprimé à chaque saison.
Il ne pourrit pas non plus, parce qu’il n’y a pas de bois massif à décomposer. Un panneau mouillé sèche et redevient ce qu’il était. Cela ne rend pas le mur étanche pour autant : l’eau qui passe derrière le revêtement doit toujours pouvoir redescendre et ressortir par une lame d’air ventilée, exactement comme avec n’importe quel autre matériau.
Les fourmis charpentières et les perce-bois cherchent du bois, humide de préférence. Le fibrociment ne leur offre rien à manger et rien à creuser. La nuance compte : ils peuvent toujours s’installer dans le bois de structure ou dans un support détrempé derrière le revêtement. Le matériau de surface les prive d’un garde-manger, il ne règle pas une infiltration.
Côté feu, le fibrociment ne s’enflamme pas comme le cèdre ou le pin. Une braise projetée sur un tel mur n’y trouve pas le combustible qu’elle trouverait sur un déclin de bois.
Une planche de fibrociment pèse beaucoup plus qu’une planche de vinyle de même surface. Cela se voit partout : manutention à deux, échafaudage plutôt qu’échelle, cadence de pose plus lente. Le poids se paie en temps de chantier.
Couper du fibrociment libère une poussière minérale fine qu’il ne faut pas respirer. Le chantier utilise des lames prévues pour ce matériau, une captation de la poussière à la source ou une coupe humide, et une protection respiratoire. Ce n’est pas une précaution facultative.
Le mur reçoit une charge supérieure à celle d’un revêtement léger. Le support et la charpente sont vérifiés une fois l’ancien revêtement retiré. Un support mou, délaminé ou atteint par l’eau se remplace avant la pose, jamais après.
Les fixations doivent trouver la structure, pas seulement le panneau de support, et elles sont posées ni trop enfoncées ni en surface. Un clou trop enfoncé écrase le matériau et amorce une fissure; un clou qui ne prend pas la structure laisse la planche travailler sous le vent.
C’est le point où une pose de fibrociment se juge. Chaque coupe faite au chantier expose un chant brut qui n’a pas le fini d’usine. Les abouts de planches, les moulures de coin et les pourtours d’ouvertures doivent être traités : chants scellés, jeu respecté, solins là où le mur l’exige, puis calfeutrage entre matériaux différents.
Un joint de scellant reste une pièce d’usure. Il bouge, il sèche, il se refait un jour. Il ne remplace ni les solins ni le pare-intempéries. Un mur qui compte sur son calfeutrage pour rester sec est un mur mal assemblé, quel que soit le revêtement posé par-dessus.
La séquence complète — démontage, inspection du mur ouvert, corrections, pare-intempéries, fourrures et lame d’air, pose, finitions — est décrite à la page installation de revêtement extérieur. Le fibrociment tire particulièrement profit de la lame d’air ventilée, qui laisse son endos sécher.
Le fibrociment n’est pas le bon choix partout. Si la priorité est le poids minimal, la rapidité de pose ou l’absence de peinture à long terme, d’autres matériaux répondent mieux; la section revêtements les compare un à un. Nous vous dirons sur place ce que votre mur peut porter.
Gouttières et Revêtements Synergy est recommandé par CAA-Québec et certifié APCHQ. Nos équipes partent du 580 Chem. de Lavaltrie, local 103, à Lavaltrie.