Recouvrement d’aluminium
Le recouvrement d’aluminium, ou capping, consiste à habiller d’aluminium formé les pièces de bois exposées d’un bâtiment : fascia, contours de fenêtres et de portes, moulures, bandeaux, colonnes de galerie. La tôle est pliée aux mesures relevées sur place, puis fixée par-dessus la pièce existante. Le bois cesse d’être en contact direct avec la pluie, le soleil et le gel, et la peinture disparaît de la liste d’entretien pour ces surfaces. Le résultat dépend entièrement de ce qui se trouve dessous. Gouttières et Revêtements Synergy, à Lavaltrie, aborde donc chaque projet de capping par l’état du bois avant le fini.
Pourquoi recouvrir plutôt que repeindre
Le bois extérieur peint suit toujours le même cycle. La peinture fend, l’eau entre par la fissure, le bois gonfle et sèche, la peinture décolle davantage. Chaque gel-dégel agrandit l’ouverture. Sur un fascia de deuxième étage ou un contour de fenêtre en hauteur, ce cycle oblige à remonter dans les échelles pour gratter, apprêter et repeindre.
L’aluminium ne pourrit pas. Son fini d’usine encaisse les UV sans écailler comme une peinture appliquée sur bois. Une fois la pièce recouverte correctement, l’entretien de peinture s’arrête là. C’est la vraie raison de faire du capping : retirer une tâche récurrente, pas seulement changer l’apparence.
Le point critique : recouvrir du bois pourri empire les choses
C’est ici que beaucoup de travaux tournent mal. Poser de l’aluminium par-dessus du bois déjà pourri ne règle rien. Ça le cache.
L’aluminium est étanche, et c’est précisément le problème dans ce cas. L’humidité déjà présente dans la fibre, ou celle qui continue d’entrer par un joint défait plus haut, se retrouve prise entre la tôle et le bois. Elle ne sèche plus. La pourriture, qui progressait au moins à l’air libre et restait visible, progresse maintenant à l’abri du regard et dans un milieu constamment humide. Quand on finit par ouvrir, il ne reste souvent plus assez de matière pour tenir une vis, et la réparation touche alors la structure plutôt qu’une simple planche.
Notre règle ne bouge pas : le bois est sondé avant que la première pièce d’aluminium soit posée. Le bois mou, spongieux, noirci ou friable sort. On le remplace, on refait l’assise, puis on recouvre. Si l’inspection montre que le dommage se rend plus loin que la pièce visible, on le dit et le remplacement apparaît dans la soumission. Nous ne posons pas d’aluminium sur du bois mort pour faire beau le temps d’une vente.
Les pièces le plus souvent recouvertes
Fascia et planches de rive
La pièce la plus exposée : elle reçoit l’eau du toit, les débordements et la glace. Elle porte aussi les gouttières, donc son état conditionne leur tenue.
Contours de fenêtres et de portes
Cadrages, allèges et moulures. L’eau s’y accumule dans les angles rentrants et sur les surfaces horizontales, là où la peinture lâche en premier.
Colonnes, bandeaux et poutres apparentes
Colonnes de galerie, sablières, retours de toit. Pièces hautes ou difficiles d’accès, donc rarement repeintes au bon moment.
Capping de fascia et ventilation de l’entretoit
Recouvrir un fascia ne doit jamais fermer la ventilation. L’air froid entre par les soffites perforés et ressort par le faîte. Si l’aluminium du fascia vient bloquer cette entrée d’air, ou si des soffites pleins sont installés en même temps sans que les ouvertures soient conservées, l’entretoit se met à retenir l’humidité. On échange alors un problème de peinture contre un problème de condensation et de glace. Le capping du fascia et le travail de soffites et fascias se planifient donc ensemble, pas l’un après l’autre.
Le calfeutrage fait partie du travail
Un capping n’est pas étanche par magie : il l’est par ses plis, ses recouvrements et ses joints. Les surfaces se chevauchent dans le sens de l’écoulement, l’eau descend par-dessus la pièce du bas et non derrière. Le scellant vient ensuite fermer les jonctions du haut et des côtés.
Le bas, lui, reste ouvert. Un joint scellé sur les quatre côtés emprisonne la condensation et la moindre infiltration, exactement comme un capping posé sur du bois humide. Le calfeutrage doit donc être posé aux bons endroits seulement, avec un produit compatible avec l’aluminium et le mouvement des matériaux.
Ce que le capping ne règle pas
Il ne redresse pas une pièce croche ni ne renforce une structure affaiblie : la tôle suit la forme de ce qu’elle recouvre. Il ne remplace pas un revêtement extérieur en fin de vie, qui relève de l’installation de revêtement extérieur. Il n’arrête pas une infiltration qui vient de la toiture ou d’une gouttière qui déborde derrière le fascia : dans ce cas, la cause se corrige d’abord, par une réparation de gouttières ou par le toit. Et il ne rend pas étanche une fenêtre dont le cadre est fini.
Notre façon de procéder
Visite et sondage du bois, pièce par pièce. Remplacement de ce qui est atteint. Prise de mesures, pliage de l’aluminium, pose avec recouvrements orientés dans le sens de l’eau. Fixations discrètes, scellant aux jonctions hautes et latérales, drainage laissé libre. Vérification que rien n’obstrue la ventilation.
Gouttières et Revêtements Synergy est titulaire de la licence RBQ 5723-4940-01, installateur ÉLITE Alu-Rex, recommandé par CAA-Québec et certifié APCHQ. Nous desservons Lanaudière, les Laurentides, la Rive-Nord, Laval et Montréal, depuis le 580, chemin de Lavaltrie, local 103, à Lavaltrie.