Calfeutrage à Boisbriand
Le calfeutrage est un des rares travaux d’enveloppe qu’on ne remarque jamais quand il est bien fait, et qui coûte cher quand il ne l’est plus. Peu d’entrepreneurs en revêtement l’offrent comme service distinct. Nous le faisons, et Boisbriand — dans les Laurentides, au nord de Montréal — fait partie du territoire que nous desservons depuis Lavaltrie.
Ce qu’un joint de calfeutrage fait réellement
Un joint de scellant n’est pas un cordon décoratif qu’on écrase le long d’un cadrage. C’est la fermeture d’une jonction entre deux matériaux qui ne travaillent pas de la même façon. Une brique ne bouge pratiquement pas, alors qu’un déclin de vinyle s’allonge et se rétracte avec la température. Entre les deux, il reste un espace qui s’ouvre et se referme au fil de l’année.
Le scellant occupe cet espace et doit faire deux choses à la fois. Bloquer l’eau, celle qui ruisselle sur la façade et que le vent pousse à l’horizontale. Bloquer l’air, ensuite — c’est la partie qu’on oublie. Un joint qui laisse passer l’air laisse aussi passer la vapeur qu’il transporte, et fait grimper le chauffage sans jamais tacher un mur. Pour tenir ces deux rôles, le produit doit rester souple : un joint souple absorbe le mouvement, un joint durci se déchire.
Où le joint travaille le plus
Le scellant n’est pas sollicité également partout. Certains endroits bougent tout le temps, et ce sont ceux qui lâchent en premier.
Contours de fenêtres et de portes
Le point le plus exposé. Cadrage, revêtement et moulure de finition se dilatent chacun à leur rythme, et l’eau qui descend la façade arrive directement dessus.
Jonctions entre deux revêtements
Là où la pierre rencontre le déclin, où l’aluminium rejoint le fibrociment. Deux comportements, une seule ligne de contact.
Pénétrations
Sortie de sécheuse, robinet extérieur, conduit d’évacuation, entrée de fil. Chaque trou percé dans le mur est une jonction à fermer.
Il faut y ajouter les seuils, où l’eau s’accumule au lieu de s’écouler, et les solins. Un solin dirige l’eau vers l’extérieur de l’assemblage; son raccord au mur se scelle, sinon l’eau contourne la pièce même qui devait la détourner.
Pourquoi un scellant finit par lâcher
Trois causes, qui agissent ensemble. Le gel et le dégel d’abord : sous notre climat, une jonction extérieure repasse sans cesse de part et d’autre du point de congélation, et chaque cycle fait travailler le joint. Ensuite les rayons ultraviolets, qui attaquent le produit en surface et le durcissent au fil des saisons. Un scellant durci ne s’étire plus : il craque ou se décolle.
Enfin, le mouvement différentiel : les matériaux de part et d’autre du joint ne se dilatent ni au même rythme ni dans la même mesure, et le joint est le seul élément de l’assemblage qui encaisse cet écart. C’est pour ça qu’il s’use en premier. Un scellant est une pièce d’entretien, pas une pièce permanente.
Les signes qu’un joint est fini
| Ce que vous voyez | Ce que ça veut dire |
|---|---|
| Fissure sur la longueur du joint | Le produit ne s’étire plus assez pour suivre la jonction. |
| Décollement d’un seul côté | L’adhérence a cédé d’un côté. L’eau passe derrière le cordon, même s’il paraît intact. |
| Produit dur, cassant, qui s’effrite à l’ongle | Vieillissement avancé par les ultraviolets. Le joint ne travaille plus, il attend de se rompre. |
| Trace d’eau en éventail sous une fenêtre | De l’eau sort par le bas de l’ouverture. Elle est déjà entrée quelque part au-dessus. |
| Courant d’air perceptible près d’un cadrage | Le joint n’est plus étanche à l’air. Ce que vous sentez à l’intérieur circule aussi en sens inverse. |
Le vieux scellant se retire, il ne se recouvre pas
C’est le point qui sépare un vrai travail de calfeutrage d’un cache-misère, et c’est le raccourci le plus fréquent. Passer un nouveau cordon par-dessus l’ancien va vite, ça paraît propre une saison, et ça ne tient pas.
La raison est simple. Un scellant n’est étanche que s’il adhère aux deux matériaux qu’il relie. Appliqué sur un ancien joint décollé, il n’adhère à rien d’autre qu’à ce vieux produit. Son adhérence ne dépasse donc jamais celle du cordon qu’il recouvre — et ce cordon-là a déjà lâché. Le jour où le vieux joint finit de se détacher, il emporte le neuf avec lui. Entre-temps, l’eau passe exactement là où elle passait avant, cachée sous un cordon d’allure neuve.
Le travail correct commence donc par la dépose : on retire l’ancien scellant, on nettoie les deux côtés de la jonction jusqu’au matériau nu et sec, on vérifie le support pendant qu’il est visible, puis on applique le nouveau produit sur des surfaces auxquelles il peut réellement adhérer. C’est plus long. C’est la seule façon dont un joint dure.
Un joint défaillant, c’est de l’eau derrière le revêtement
Un joint qui a lâché sous une fenêtre ne fait pas que couler sur le mur : il laisse entrer l’eau derrière le revêtement, dans un espace fermé, sans soleil et sans mouvement d’air. Là, elle ne sèche pas. Elle reste au contact du panneau de support, de la membrane et du bas de la charpente.
Les dégâts se voient rarement de l’extérieur avant d’être sérieux. Ils apparaissent quand on ouvre le mur : panneau gonflé, bois noirci, fixations corrodées. Ce sont les mêmes points qu’on inspecte lors d’un remplacement de revêtement ou de la pose d’une isolation extérieure, quand le mur est enfin accessible. Entretenir les joints, c’est éviter d’en arriver là.
Le calfeutrage à Boisbriand
Nous intervenons sur les contours d’ouvertures, les jonctions de revêtement, les pénétrations et les seuils, en dépose complète de l’ancien produit. La méthode est détaillée sur notre page de service de calfeutrage; des chantiers sont présentés dans nos réalisations.
Gouttières et Revêtements Synergy est titulaire de la licence RBQ 5723-4940-01, installateur ÉLITE Alu-Rex, recommandé par CAA-Québec et certifié APCHQ. Nous desservons Lanaudière, les Laurentides, la Rive-Nord, Laval et Montréal, depuis le 580 Chem. de Lavaltrie, local 103, à Lavaltrie.