Calfeutrage à Berthierville
Le calfeutrage passe souvent pour une finition de fin de chantier, un tube qu’on vide avant de démonter l’échafaudage. C’est pourtant une pièce de l’enveloppe, l’une des premières à céder. Gouttières et Revêtements Synergy, établie à Lavaltrie, dessert Berthierville dans le cadre de son service de calfeutrage.
Ce qu’un joint de calfeutrage fait réellement
Un joint ferme la jonction entre deux matériaux qui ne travaillent pas de la même façon. L’aluminium s’allonge quand il chauffe. Le bois gonfle avec l’humidité et retrécit en séchant. La maçonnerie bouge peu, le vinyle beaucoup. Côte à côte, l’écart entre les deux change toute l’année : le scellant est la pièce souple qui l’encaisse.
Il a deux fonctions. Il empêche l’eau d’entrer et il empêche l’air de passer. L’air emporte de la chaleur en hiver et transporte l’humidité intérieure dans le mur, où elle se dépose sur les surfaces froides.
Un joint n’est pas de la colle. Il doit s’étirer sans se déchirer : adhérer aux deux lèvres de la jonction, et rester libre au fond. Un cordon collé aussi sur son dos, écrasé dans une ouverture profonde, ne peut plus s’allonger et se fend au premier hiver. D’où le fond de joint, ce cordon souple qu’on insère avant de sceller.
Où le joint travaille le plus
Un scellant se fatigue là où la jonction bouge et là où l’eau se concentre.
| Endroit | Ce que le joint y encaisse |
|---|---|
| Contours de fenêtres et de portes | Cadrage et revêtement qui ne bougent pas ensemble ; l’eau de la vitre descend vers les coins. |
| Jonction entre deux matériaux de revêtement | Deux vitesses de dilatation sur une même ligne. |
| Pénétrations : sécheuse, robinet, conduit de ventilation | Un perçage traverse tout le mur ; sur son pourtour, le joint est la seule barrière. |
| Seuils de porte | Passage, déneigement, eau qui stagne. |
| Solins | Raccords où l’eau est déjà dirigée : un joint fatigué y devient un entonnoir. |
Pourquoi un scellant vieillit
Le gel et le dégel, d’abord : le froid contracte les matériaux et ouvre la jonction, le redoux la referme. Chaque cycle étire puis comprime le cordon.
Les rayons ultraviolets, ensuite : le soleil durcit le produit, qui perd son élasticité et se fend au premier mouvement qu’il aurait absorbé à l’état neuf. Les façades exposées vieillissent plus vite que la façade nord.
Le mouvement différentiel, enfin. Deux matériaux voisins ne réagissent ni au même moment ni dans la même proportion : l’un suit la température, l’autre l’humidité. Le joint absorbe la différence.
Les signes qu’un joint est fini
Une fissure dans la longueur du cordon. Un décollement d’un seul côté : le joint tient au revêtement mais s’est détaché du cadrage, laissant un mince trait sombre. Un durcissement : appuyez avec l’ongle, un joint sain cède un peu, un joint fini reste raide.
Une trace d’eau en éventail sous une fenêtre : la coulée part d’un point et s’élargit vers le bas en lavant la poussière du revêtement. C’est de l’eau qui ressort, donc de l’eau entrée plus haut. Même chose pour un courant d’air perceptible près d’un cadrage par temps venteux.
Retirer l’ancien scellant, pas en remettre par-dessus
C’est ce qui sépare une reprise durable d’un dépannage. Sur beaucoup de maisons, on trouve un cordon large et bombé posé par-dessus un ancien joint craquelé. Ça paraît scellé ; ça ne l’est pas.
Un scellant n’adhère qu’à ce qu’il touche. S’il touche un vieux joint décollé, c’est à ce vieux joint qu’il tient, pas au cadrage ni au revêtement. Le maillon faible n’a pas été retiré, il a été recouvert : quand l’ancien lâche, il emporte le neuf. Pire, on referme le chemin par lequel l’eau ressortait et se voyait. L’eau continue de passer derrière, mais la trace disparaît de la façade : le problème est masqué, pas réglé.
La reprise demande donc du travail avant le tube. Retirer l’ancien cordon au couteau, gratter les deux lèvres jusqu’au matériau, nettoyer, laisser sécher. Poser un fond de joint là où l’ouverture le demande. Appliquer le cordon neuf, puis le lisser pour qu’il épouse les deux faces sur toute la longueur. Chaque produit a ses conditions de pose écrites par son fabricant : surface propre, sèche, plage de température. Hors de ces conditions, l’adhérence ne se développe pas.
Un joint ne travaille jamais seul
Sous une fenêtre, un joint défaillant ne laisse pas l’eau dans la pièce : il la laisse entrer derrière le revêtement. Là, elle ne sèche pas, faute de soleil et d’air. Elle descend, suit la membrane et s’arrête sur une fourrure ou une lisse basse. On la découvre en déposant le revêtement : panneau noirci, isolant tassé, bois mou. C’est pourquoi les joints se refont quand on remplace un revêtement ou qu’on ajoute une isolation extérieure.
Le calfeutrage a ses limites. Un scellant ne remplace pas un solin absent, ne répare pas une planche fendue, ne redresse pas une ouverture déformée. Un joint qui compense un défaut d’assemblage lâche toujours au même endroit.
Ce qui se règle souvent en même temps
Revêtement à remplacer
Le mur est ouvert : cadrages, solins et joints se reprennent ensemble.
Dégât localisé
Planche fendue, panneau atteint : ce que le scellant ne corrige pas.
Cadrages de bois
L’aluminium sur les moulures change la surface où le joint adhère.
Notre façon de procéder
Relevé face par face, avec inventaire des joints : fenêtres, portes, jonctions, pénétrations, seuils, solins. Retrait complet de l’ancien produit, préparation des lèvres, fond de joint au besoin, pose et lissage. Ce qui ne relève pas du calfeutrage vous est signalé, avec sa raison.
Gouttières et Revêtements Synergy est titulaire de la licence RBQ 5723-4940-01, installateur ÉLITE Alu-Rex, recommandée par CAA-Québec et certifiée APCHQ. Depuis le 580 Chem. de Lavaltrie, local 103, à Lavaltrie, nous desservons Lanaudière, les Laurentides, la Rive-Nord, Laval et Montréal. Berthierville, en bordure du fleuve Saint-Laurent au nord-est de Montréal, fait partie de ce territoire.