Calfeutrage à St-Lin
On juge une enveloppe extérieure sur ses grandes surfaces. Or l’eau n’entre presque jamais par le plein d’un mur : elle entre par les lignes, là où deux matériaux se rejoignent, et ces lignes-là ne sont fermées que par un cordon de scellant. Saint-Lin, dans Lanaudière au nord de Montréal, fait partie du territoire desservi par Gouttières et Revêtements Synergy, qui traite le calfeutrage comme un métier à part et non comme la retouche de fin de chantier.
Un joint ferme une jonction, pas un trou
Un scellant ne bouche pas une ouverture : il raccorde deux matériaux qui ne réagissent pas de la même façon à la température et à l’humidité. Un cadrage de PVC et une tôle d’aluminium s’allongent beaucoup, la maçonnerie presque pas. La fente qui les sépare n’a donc pas de largeur fixe : elle s’ouvre au froid, se referme à la chaleur, et recommence. On ne demande qu’une chose au cordon : rester accroché à ses deux faces pendant ce va-et-vient. Il doit s’étirer, pas résister.
Le même cordon fait office de deux barrières. Une barrière à l’eau, contre la pluie que le vent plaque à l’horizontale et contre celle qui ruisselle sur le mur. Une barrière à l’air aussi : en hiver, l’air chauffé de la maison emprunte la moindre fente et y laisse son humidité dès qu’il atteint une partie froide de l’assemblage. Un joint ouvert mouille donc le mur avant d’avoir laissé passer une goutte de pluie.
Les endroits où un joint travaille le plus
Tous les joints d’une maison ne subissent pas les mêmes contraintes. Ceux-ci lâchent les premiers.
Contours de fenêtres et de portes
Le linteau reçoit l’eau qui descend de tout le mur au-dessus ; les montants prennent la pluie poussée de biais.
Jonctions entre deux revêtements
Retour de maçonnerie sur du déclin, coin extérieur, changement de matériau : deux vitesses de dilatation, un cordon au milieu.
Pénétrations du mur
Sortie de sécheuse, robinet extérieur, conduit de ventilation, entrée électrique : un élément rigide traverse un mur qui bouge.
Seuils et solins
Sur un appui de fenêtre, un seuil de porte ou le bord d’un solin, l’eau ralentit au lieu de filer. Elle stationne, et cherche.
Ce qui use un scellant
Le gel et le dégel d’abord. Chaque cycle écarte puis referme la jonction, donc étire puis comprime le cordon. Un hiver québécois en enchaîne série après série, et le printemps y ajoute les écarts du jour à la nuit. Cette fatigue répétée a raison de l’élasticité du produit.
Les rayons ultraviolets ensuite. Le soleil durcit le scellant exposé : il devient une bande rigide entre deux matériaux qui continuent de travailler. Il ne suit plus, il casse. Les façades les plus ensoleillées d’une maison sont toujours en avance sur sa face nord.
Le mouvement différentiel achève le travail. Le joint encaisse seul l’écart entre deux matériaux qui ne bougent ni au même moment ni de la même amplitude. Tant qu’il est élastique, il absorbe ; sinon, sa masse se fend ou son adhérence lâche sur un bord.
Reconnaître un joint qui a fait son temps
| Ce qu’on observe | Ce que ça signifie |
|---|---|
| Fissure sur la longueur du cordon | Le produit a durci : il se déchire au lieu de suivre le mouvement. |
| Décollement sur un seul côté | Le joint tient d’un bord, s’est détaché de l’autre. Le passage est ouvert même si le cordon paraît intact. |
| Scellant dur et cassant | Il s’effrite sous l’ongle et ne reprendra pas sa souplesse. |
| Trace d’eau en éventail sous une fenêtre | La marque s’élargit en descendant : l’eau entre par le haut du cadrage. |
| Courant d’air près d’un cadrage | La barrière à l’air est rompue. Là où l’air circule, la vapeur d’eau circule aussi. |
Pourquoi on retire l’ancien scellant avant d’en poser un neuf
C’est le point qui sépare une réfection d’un maquillage. Un scellant n’adhère qu’à ce qu’il touche. Étendu par-dessus un vieux cordon décollé, il ne colle ni au cadrage ni au revêtement : il colle au vieux produit, qui ne tient déjà plus d’un côté. Le neuf reste suspendu à un joint mort et partira avec lui au premier mouvement de la jonction. Entretemps, il aura recouvert le décollement : le mur prend l’eau et le seul indice visible a été effacé.
Le travail commence donc par la dépose complète du vieux cordon, jusqu’au matériau nu de chaque côté. Les deux faces sont débarrassées de leurs résidus et de leur farinage : un scellant colle sur un support propre, pas sur une pellicule. Quand la fente est profonde, un fond de joint permet au cordon d’adhérer aux deux bords sans coller au fond, donc de s’étirer librement. Le cordon est posé en continu, puis lissé contre les deux faces. Le choix du produit vient après la méthode : matériaux à joindre, largeur de la fente, exposition du mur.
Un joint qui fuit devient un problème de mur
L’eau qui franchit un joint sous une fenêtre ne s’arrête pas derrière le cadrage. Elle descend entre le revêtement et le mur, dans un espace qui ne voit ni soleil ni courant d’air, et elle n’y sèche pas. Elle imbibe le support sans que rien ne paraisse dehors ; le dommage se manifeste à l’intérieur longtemps après le début de l’infiltration.
Un joint se vérifie donc avec le reste de l’enveloppe : l’état du revêtement extérieur, les solins, le recouvrement d’aluminium des cadrages dont le calfeutrage est le complément direct. Quand le support est atteint, la reprise dépasse le scellant et relève de la réparation de revêtement. Et lorsqu’un mur est ouvert pour une isolation extérieure, les joints sont refaits d’office : l’épaisseur du mur et la position des cadrages ont changé.
Le calfeutrage à Saint-Lin
Nous faisons le tour de la maison joint par joint et séparons ce qui doit être refait de ce qui tient encore. La méthode est détaillée sur la page service de calfeutrage ; des chantiers exécutés sont présentés dans nos réalisations.
Gouttières et Revêtements Synergy détient la licence RBQ 5723-4940-01, est installateur ÉLITE Alu-Rex, recommandé par CAA-Québec et certifié APCHQ. Nous desservons Lanaudière, les Laurentides, la Rive-Nord, Laval et Montréal depuis le 580 Chem. de Lavaltrie, local 103, à Lavaltrie.